La vie de Galilée
de Bertolt Brecht
Un projet de l’Université Paris cité et de la Compagnie Gepetto.
Création du spectacle le 06 octobre 2026 au Théâtre Municipal de Fontainebleau dans le cadre de la Fête de la Science 2026.
Entrée Gratuite
Spectacle précédé de l’Apéro Galilée à partir de 18h00.
La Vie de Galilée retrace le destin de Galileo Galilei, physicien et astronome italien dont les observations, notamment des satellites de Jupiter, remettent en cause les certitudes de son époque et les dogmes de l’Église. À travers sa relation avec son élève Andrea, la pièce explore le doute, la liberté intellectuelle et la transmission du savoir. Malgré son procès et son assignation à résidence, Galilée poursuit ses recherches, incarnant le conflit entre autorité, peur et vérité.
Brecht y questionne la responsabilité face à la science et l’importance de transmettre la connaissance.
“Je crois en la raison humaine.”
Galilée s.3
Le projet est soutenu par le Professeur Sylvain Chaty, Vice-président Culture et société, Astrophysicien et enseignant à l’école Polytechnique et son équipe.
Chaque représentation est accompagnée d’ateliers sous diverses formes de vulgarisation scientifique et d’action culturelle.
La compagnie Gepetto propose aux volontaires issus de la ville et/ou de l’Université accueillant le spectacle de participer en rejoignant le Choeur de l’Inquisiteur aprés une formation avec le metteur en scène et plusieurs membres de l’équipe.
Galilée et B.Brecht
A chacun sa révolution
Galileo Galilei (1564 - 1642)
Galilée est l’une des grandes figures de la révolution scientifique. Né à Pise, il contribue à faire passer l’Europe d’une vision du monde fondée sur l’autorité à une science basée sur l’observation, l’expérience et le raisonnement.
En 1609, grâce à une longue-vue perfectionnée, il observe les reliefs de la Lune, les taches solaires, la Voie lactée et surtout les quatre satellites de Jupiter. Ces découvertes remettent en cause la vision géocentrique du monde et lui valent l’hostilité de l’Église, son procès en 1633 puis son assignation à résidence.
Son héritage dépasse ses découvertes : Galilée incarne la rigueur scientifique, la liberté de pensée et la transmission du savoir, tout en révélant le coût humain de la quête de vérité.
Il sera parmi les premiers à privilégier l’expérimentation à la philosophie créant ainsi les prémices de la pensée scientifique.
Bertolt Brecht (1898 - 1956)
Bertolt Brecht est un dramaturge, metteur en scène et poète allemand.
Dans les années 1920, il commence à monter ses premières pièces à Munich et Berlin, et connaît un grand succès avec L’Opéra de quat’sous. L’arrivée des nazis en 1933 le contraint à l’exil. C’est alors qu’il commence la première version de La Vie de Galilée, dont l’œuvre sera interdite et brûlée en Allemagne.
Durant ses années d’exil en Europe et aux États-Unis, Brecht écrit et adapte une grande partie de son œuvre, y compris la deuxième version de Galilée, influencée par les événements d’Hiroshima et Nagasaki.
En 1954, il achève la troisième version de La Vie de Galilée, dite « berlinoise », dans laquelle il explore la complexité de l’individu et du personnage de Galilée, avant de terminer sa vie à Berlin-Est.
Bertolt Brecht a créé le Théâtre Epique au Berliner Ensemble, avec le souhait de placer le spectateur dans une réflexion sur des sujets politiques e/ou sociaux Il est incontournable dans le théâtre et son histoire.
Travail de mise en scène
La vie de Galilée est une pièce qui explore la défiance envers la science, le doute , les certitudes qui provoquent conflits et injustices… ça ne vous dit rien ?
Nous si, et c’est pourquoi nous avons décidé de travailler avec différentes époques comme influence et un univers qui parlera de nous et de nos ancêtres.
Cette mise en scène de La Vie de Galilée repose sur quatre axes : la choralité, le partage du rôle de Galilée entre plusieurs interprètes, une organisation de l’espace inspirée des dynamiques astronomiques et une dramaturgie de la lumière et de l’image.
Le chœur : le poids du collectif
Une vingtaine d’interprètes occupent le plateau. Tour à tour peuple, Église, cour de Médicis ou opinion publique, le chœur donne corps aux forces collectives qui traversent la pièce. Mouvements synchronisés, respirations communes et prises de parole collectives matérialisent le poids des croyances et des systèmes de pensée auxquels Galilée se confronte.
Galilée : une figure démultipliée
Galilée est incarné par quatre interprètes — deux femmes et deux hommes. Cette répartition du rôle fait apparaître les contradictions du personnage, partagé entre désir de vérité, ambition, peur et responsabilité.
Un espace cosmologique
L’organisation du plateau s’inspire directement du vocabulaire de l’astronomie. Les corps gravitent, les centres se déplacent, les perspectives se renversent. Le passage du modèle géocentrique au modèle héliocentrique devient un principe de composition scénique où les rapports de force se redessinent en permanence.
Lumière, image et son
La lumière constitue l’un des moteurs dramaturgiques du spectacle. Contrastes marqués, clair-obscur et faisceaux sculptent les corps tandis que des images d’astres, de constellations ou de phénomènes célestes ouvrent la scène vers l’infini.
La création sonore fait dialoguer musique sacrée inspirée de la Renaissance et sonorités contemporaines, accompagnant la confrontation entre dogme et pensée scientifique.
Costumes et masques
Les costumes mêlent les couleurs de la Renaissance aux codes vestimentaires des années 1940 - époque à laquelle Brecht écrit la pièce - et des années 1970-1980. Ce croisement des époques crée un univers visuel singulier qui relie le temps de Galilée, celui de Brecht et notre présent.
Les masques, réalisés à partir de matériaux textiles, sont principalement portés par le chœur. À mi-chemin entre l’objet populaire et la figure symbolique, ils transforment les interprètes en corps collectifs tout en laissant apparaître leur singularité.
Equipe
1ère assistante : Louise Mery
Création lumière : Juliette Luangpraseuth et Tom Lefort
Scénographie : Tom Lefort et Gaëtan Petot
Musique et ambiance sonore : Tom Lefort
Costumes : Barbara Gassier
Masques : Céline Broudin
Chef.fe de choeur : Cédric Mazière et Marianne Pommereau
Conception graphique : Louise Mery
Coordination artistique et production : Hélène Masquelier
Equipe scientifique :
Pr Sylvain Chaty : Vice-Président de l’Université Paris Cité
Samia Serri : Directrice du département Image et Son - Université Paris Cité
Avec : Olivia Cros, Charlotte Andres, Benoît Verdier, Laurent Muzy, Adèle Suivre, Laurène Renoux, Géraldine Schitter, Marin Poirier - Coutansais, Francis Ressort, Antonin Autran, Hadrien Frémont, Clémentine Bourge, Robin Dornier,
Marion Jouan, Marianne Pommereau, Cédric Mazière, Guillaume de Mey, Guillaume Massart, Anna Certain, Sarah Famhy, Adrien Mendonça
Mise en scène : Gaëtan Petot